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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 14:13

drapeau-franceVendredi 24 décembre, J 94, 30 628 kms, La Ville du Bois, France

 

 

 

Nos derniers jours à Singapour se sont deroulés sans péripéties aucune. Nous avons juste savouré les plaisirs d'une ville moderne, visité les musées, nous sommes balladés dans les différents quartiers hétéroclytes de la ville, et aussi et surtout nous nous sommes reposés. Car mine de rien, l'Indonésie nous a crevé.

Arrivés à l'aéroport mardi 21 décembre, nous prenons nos billets au comptoir de la Sri Lankan. L'hôtesse nous informe que nous devrons peut être passer une nuit (ou deux, ou trois...) à Colombo car les conditions météorologiques actuelles en Europe interdisaient tout avion d'atterir. Mais heureusement, rien de tout cela ne s'est passé. Nous avons attrapé notre correspondance sans problème pour Charles de Gaulle à l'heure prévue et avons même attérit avec quelques minutes d'avance sur le sol francais. Quel choc nous avons eu en découvrant les champs blancs du nord de la région parisienne, le froid qui nous a saisi en descendant de l'avion, sur la passerelle de désembarquement. Mais quelle bonne surprise nous avons eu en découvrant enfin un endroit connu, où tout est compréhensible en un clignement d'oeil, ou toutes les conversations de nos voisins ne sont pas à traduire. D'ailleurs dorénavant, nous devrons faire attention a ce que nous dirons... Julien, le frère de Line, est venu nous chercher à l'aéroport, affublé d'une pancarte à nos noms, de croissants du boulanger, d'un thé chaud et de pulls à cols roulés. Donc maintenant nous sommes en France, notre voyage est définitivement terminé, et il est venu le temps du bilan, des conclusions, de l'auto-critique même.

 

Nous sommes partis le 15 octobre 2009 et rentrés le 22 décembre de l'année suivante. Nous aurons donc passé un an, un mois et une semaine au total à l'étranger. De plus dans notre décision de partir, nous sommes descendus trois mois auparavant dans le Sud de la France pour gonfler un peu notre compte bancaire et arriver avec suffisamment de liberté économique en Nouvelle-Zélande. Dès notre atterrissage à Wellington et les premières rencontres, nous avons tout de suite été conquis par ce pays. Les choses se sont faites très vite. En une semaine, nous avions ouvert un compte en banque, trouvé un appartement en collocation avec un couple de kiwis, et il fallait attendre deux semaines pour que Line et moi ayons notre première expérience professionnelle kiwi. Cette dernière sera parfaitement à l'image du déroulement de notre aventure néo-zélandaise à la fois en terme de rencontres que de decouvertes quasi-quotidiennes. Je n'énumèrerai pas une seconde fois toutes les personnes que nous avons cotoyé et appécié. Chaque endroit que nous avons visité en Nouvelle-Zelande est associé à un souvenir particulier, à une activité hors du commun (VTT, parapente, saut en parachute, randonnée, vols en hélicoptère...), à un paysage (les Mildfords Sounds, les sommets enneigés du Mount Cook, les volcans du Taranaki, les stations géo-thermales de Rotorua, notre semaine de vacances à Stewart Island...), ou à un pote qui a fait un bout de chemin avec nous.

 

Faire un bilan en un article de plus de 500 jours d'aventure serait complètement utopique, mais ce qui est sur, c'est que toutes ces journées passées loin de notre petite vie boulognaise nous ont apporté beaucoup en terme humain d'une part, et en projets de vie d'autre part. Nous avons une idée plus précise de ce que nous voulons faire dans les années à venir, et c'est une des raisons pour laquelle nous sommes rentrés prématurément en France. Et oui, car après une année et demi loin de nos proches, loin de nos repères, nous commencions à être fatigués, et l'envie de retrouver quelque chose de connue était plus forte que la soif de découvertes. Le blues du voyageur quoi! Après maintes péripéties, surtout en Indonésie, et avant cela au Timor, nous ne nous sentions plus capables de savourer le voyage en tant que tel. Chaque difficulté rencontrée était plus forte en émotion que le plaisir de découverte. A force de petites choses, nous nous sommes rendus compte qu'un tel voyage ne pouvait pas s'envisager à la suite d'une année loin de chez soit! Donc après notre voyage kiwi et australien, puis notre aventure timoresque, et enfin notre mésaventure indonésienne, nous avons préféré écourter notre périple, et rentrer plus tôt pour à la fois passer les fêtes en famille et nous lancer dans la "vraie" vie...

 

Enfin, cet article met fin à notre histoire "bloguistique". Tout d'abord un peu mitigés à l'idée de garder le contact via cet outil, nous avons pris petit à petit goût à ce dernier, et à la vue des statisques, vous aussi! Car même s'il y a eu un petit passage à vide au milieu du mois d'août (depuis quand part-on en vacances à cette période de l'année?), vous avez toujours été tres nombreux à vous connecter sur l'adresse du "new zelande style". Pour ceux qui aime les chiffres, vous avez été plus de 4000 à vous connecter en un an, à lire près de 14000 pages, et à laisser 429 commentaires. Enfin, nous ne comptons plus Line et moi les centaines d'heures passées à rediger les 128 articles qui composent ce blog, les mises en page, le tri des photos (7000 en tout), les relectures, les modifications et j'en passe... Mais nous sommes plus que ravis de cet investissement, car il vous a permis de nous suivre tout au long de l'année, à votre propre grès, et cela nous laisse à Line et moi un magnifique souvenir, que nous imprimerons sûrement, après un long travail de relecture...

 

Donc avant de rendre la plume, nous voudrions tous les deux vous remercier pour votre fidélite, vos messages, pour votre soutien, pour vos cartes postales et vos colis. Maintenant que nous sommes rentrés sur Paris, nous commencons à savourer les joies de vous retrouver et de partager les émotions des fêtes de fin d'année. Nous avons encore la tête dans les nuages, mais après un tour dans le métro parisien mercredi soir, nous avons rapidement remis les deux pieds dans la vie quotidienne que nous avions quitté, et que nous retrouvons aujourd'hui. Car bizarrement et naturellement à la fois, nous retrouvons le même pays que nous avions laissé un an auparavant, mais que nous regardons maintenant avec de nouveaux yeux, heureux et tristes d'être rentrés, pressés et réticents d'entamer notre nouvelle vie!

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:58

singapourVendredi 17 decembre, J 87, 19 889 kms, Singapour, Singapour

 

 

 

Ca y est, nous avons quitte l'Indonesie, sans regret, vraiment! Rapide retour en arriere sur notre derniere semaine indonesienne. Nous avons compte les jours qui nous separaient de l'avion pour Singapoure. Nous restions sur le bord du lac, a bouquinner les quelques livres francais qui nous restait sous la main, a aller manger trois fois par jour au meme boui-boui, et a attendre. Pas folklorique, en effet, mais c'est le seul moyen que nous avions trouve pour ne pas rencontrer d'autres mauvaises surprises (et malgre cela, nous en avons eu, mais ce serait trop long et ennuyant a raconter par ecrit, on prefere vous le dire de vive voix). Pour notre derniere nuit dans ce pays, nous comptions dormir a l'aeroport car notre avion etait tot le lendemain matin et nous savions par reputation que les hotels a Medan sont de tres pietre qualite. Cependant, ce que personne ne nous avait dit c'est qu'il est interdit de dormir dans "l'aeroport" (je mets le mot entre guillements car ce dernier n'a d'aeroport que le nom...). Nous nous sommes donc retrouves sur les bancs du parking, a attendre que les heures passent... chouette me direz vous? C'etait sans compter sur la compagnie que nous avions pour l'occasion: de beaux rats bien dodus et des moustiques, photos a l'appui.

 

Mais tout cela est revolu! Youpiiii. On applaudit tous ensemble et remercions la ville de Singapour! Cette ville-pays semble perdue au milieu de l'Asie du Sud-Est. Des la sortie de l'avion, gros choc culturel. C'est propre, ca sent bon, organisation, sourire sur les visages et j'en passe. On va se plaire dans notre nouveau pays d'accueil! Metro aerien, puis metro dans la ville, et nous debarquons frais come des gardons dans le quartier anime de Little India. Comme son nom l'indique, nous sommes dans la partie indienne de la ville. Il y a de la couleur, de la vie, ca grouille de vie meme. Mais tout en restant propre. Aucun papier par terre, aucune marque de chewing-gum ecrase sur les trottoirs, aucune crotte de chien dans laquelle marcher.

Nous mourrons de faim et courrons vers un court-food, espece de grand rassemblement de dizaines et de dizaines d'echoppes, proposant toutes des menus differents, histoire d'avoir le maximum de diversite gastronomique dans un minimum de place. Ca sent bon le riz au curry, les jus de fruits frais debordent des verres, les canards frient, les sashimis sont coupes en fines lamelles, les galettes sont recouvertes de sirop... C'est un regal pour les yeux, les narines, le palet, les oreilles et les mains, car ici et pour deux euros on mange aussi bien avec des couverts, qu'avec des baguettes ou avec les mains. Peu importe la maniere, l'important c'est d'engloutir! Miammmm...

Sans nous en rendre compte, nous passerons notre premiere apres-midi a vagabonder de centres commerciaux en galeries marchandes. Ici on peut tout aussi bien se ballader dans les rues que dans les allees couvertes. Les centres immenses de plus de dix etages se succedent. C'est hallucinant, on a l'impression que cette ville est un marche geant, ou l'on peut tout acheter n'importe ou, n'importe quand, et pour tous les budgets.

 

Aujourd'hui vendredi 17 decembre, nous avons flane du cote de la marina, visite le musee d'Asie, mange une pizza le long du fleuve, garde la tete en l'air pour tenter d'apercevoir le sommet des grattes-ciel, deambule dans des galeries, admire les Ferrari et les Lamborgini, bu une bierre, achete du the chinois et du cafe indonesien, ecoute un concert gratuit de jazz au theatre exterieur en griognotant des nems, traverse un temple chinois, pris des photos devant un temple hindoux, croise une mosquee... Bref Singapour ne semble pas connaitre ni la crise economique, ni l'hiver, et nous en sommes ravis. Cela nous permettra de repprendre des forces avant d'affronter en short et tee-shirt les rudesses de l'hiver europeen.

 

ps: j'ai rajoute quelques photos aux deux articles precendents (Orangs-outans et Lac Toba), jetez-y un coup d'oeil! Pour cet article, je les publie des que Line a fait le tri, mais pour le moment, elle dort.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 07:36

 

Jeudi 9 decembre, J 79, 19 081 kms, Tuk-Tuk, Indonesie

 

J'ai longtemps hesite entre ce titre ou alors: "Indonesie: un fiasco de A a Z". Cependant, je trouvais que le premier refletait davantage notre etat d'esprit que le dernier. Dans tous  les cas, ils imagent a eux deux les vacances que nous passons en Indonesie. Je vais essaye de faire court, je vous jure que je ne tranformerai rien, c'est uniquement un transfert de ce que nous vivons au quotidien ici. C'est notre experience personnelle, chacun a la sienne. Je tiens tout de meme a preciser que la poignee de touristes que nous avons rencontre depuis que nous avons quitte Bali ont exactement la meme impression de ce pays et de ses habitants que nous.

 

Commencons par un conseil: si vous allez en Indonesie, restez sur les iles a l'Est de Bali, dans les resorts touristiques. C'est pour cela que l'Indonesie est connue. N'allez pas chercher a faire du tourisme autonome, il y a plein d'autre pays en Asie qui s'y pretent mille fois mieux. Beaucoup de gens se cantonnent a Bali et ses plages de surf, a Flores et ses plongees, aux Gili's et  ses fetes jusque tard dans la nuit. Des que vous passez cette frontiere sterile, ca se resume a la galere, a la salete, aux centaines d'heures passees dans les transports avec une moyenne de quarante kilometres par heure, aux heures de retard, aux chambres sales, infestees d'insectes, aux coupures de courant et j'en passe. Line et moi sommes en train d'ecrire "Les cent bonnes raisons de ne pas se rendre en Indonesie". Nous pensons aller jusqu'aux "1001 raisons..."

Ce pays est tellemnt en decalage de ce a quoi nous nous attendions que je ne sais meme pas par ou entamer ma critique. Apres Bukit Lawang et les orang-outans, nous avons voyage pendant vingt-quatre heures discontinues jusqu'au Nord de Sumatra, dans la region de Aceh, pour aller sur l'ile de Pulau Weh, l'un des plus beaux endroits de l'ocean Indien, a la fois pour son cote paradisiaque que pour ses fonds marins. Il faut savoir que la region a ete ravagee par le tsunami de 2004. Tous les medias ont centre leur attention sur la Thailande et ses resorts a touristes proches de Puket. Personne n'a mentionne l'Indonesie. Saviez-vous qu'ici, la vague a tue 170 000 personnes sur les 220 000 en total, que dans la seule ville de Banda Aceh, 100 000 corps ont ete retrouves, et seuls 45 000 ont pu etre identifies! Personne ne le sait, et pourtant c'est la verite. Les cotes ont ete ravagees sur quatre kilometres dans les terres, tous les immeubles de moins de trois etages ont etaient balayes... Les gens ne semblent  plus marques par ce traumatisme et la vie a repris de plus belle dans la region. Enfin, cette derniere est la plus pratiquante de ce pays musulman. La loie de la Sharya y est appliquee, toutes les femmes sont voilees, chose que nous n'avions pas encore remarque dans le reste de l"Indonesie.

 

En arrivant sur Pulau Weh, nous sommes encore une fois assaillis par les chauffeurs de taxi qui nous proposent une somme exorbitante pour traverser l'ile du Sud au Nord (une heure en tout). Impossible de negocier, ce sont les tarifs appliques ici pour les touristes. Nous jetons notre devolu pour la petite ville de Iboh, en bord de mer, a deux pas du "Sea Garden", recif de corail a dix minutes de bateau seulement. En arrivant, nous avons encore la surprise de ne visiter que des bungalows repugnants, avec les toilettes a ciel ouvert rouilles et recouverts de mousse, les egoux se deversant dans le lagon. Tous ce que nous visitons se ressemble. L'endroit est idyllique, un paysage de carte postale. Cela ressmble a s'y meprendre a la Thailande, mais sans le savoir-faire des thailandais. Tout a ete fait a la hate ici, et donc mal fait. Les bungalows ont l'air d'avoir vingt ans, tous decrepis, puants. Les proprietaires ne sont pas plus souriants qu'ailleurs, alors qu'ici ils vivent uniquement du tourisme. Cepandant, nous ne rencontrons pas plus d'une quinzaine de touristes, ce qui peut etre un signe de la fuite de ces derniers pour les voisins malaisien, thailandais ou vietnamien... Partout ou nous allons, nous sommes mal accueillis, la plage est un depottoir, a l'image des grandes villes du pays que nous traversons depuis trois semaines. Nous sommes degoutes, fatigues de nos heures de voyage. C'est decide, le lendemain, nous retournerons au Lac Toba, SEUL endroit en Indonesie ou nous avons pris plaisir a rester quelque jours (meme si cela nous coute a nouveau 27 heures de transport) ou l'air y est respirable, les gens ne nous aggressent pas, les chambres, les toilettes et les salles de bain sont propres, en dur, avec de l'eclairage. Nous sentons qu'ici, il y  a un minimum de consideration pour les touristes que nous sommes. Nous ne demandons pas non plus du grand luxe. Nous gardons notre esprit baroudeur, mais nous sommes a bout des nombreux aspects de l'Indonesie que nous n'envisagions meme pas en atterissant ici. Nous avons l'impression que les indonesiens ont parfaitement compris la manne financiere que pouvait representer le toursime, mais qu'au lieu d'avancer main dans la main pour fideliser ce dernier, chacun fait son petit truc de son cote, et du coup le fait mal. Je suis vraiment navre d'en etre a rediger un tel article, mais c'est le sentiment que nous avons depuis maintenant trois semaines.

Nous en avons tellement gros sur la patate que nous avons decide d'abreger notre voyage de plusieurs mois. Nous commencons a avoir "le blues du voyageur". Nous arreterons notre remontee a Singapour, pour ensuite attraper un vol pour Paris. Nous devrions atterir dans la capitale le 22 decembre au matin, juste a temps pour passer les fetes de fin d'annee en famille! A l'idee de partager un dinde aux marrons et un plateau de fromages, nous salivons d'avance. A oui, car le riz  et les noodles midi et soir, on sature aussi!

Du coup, l'Indonesie aura peut etre ete un point positif de notre parcours: il nous permettra de vous revoir tous avant la date initialement prevue, et ca, ca vaut bien toutes les desillusions endurees jusqu'ici...

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 06:46

indonesieJeudi 9 decembre, J 79, 19 081 kms, Tuk-Tuk, Indonesie

 

 

 

Desole du temps passe sans donner de nouvelles mais la semaine derniere a ete riche en rebondissements. Je vous raconte tout dans l'article suivant, mais avant tout, il fallait que je fasse un article sur les deux jours que nous avons passe dans la ville de Bukit Lawang. Situee en plein coeur de Sumatra, au Sud de Medan, dans la jungle, cette ville est le point de depart de nombreuses randonnees. Le point fort de la region est que c'est  un des seuls endroits au monde ou il est possible d'apercevoir des orangs-outans en liberte. Avec de la chance, il est egalement possible de voir d'autres singes, des serpents et des oiseaux de toutes sortes. Nous avons pose notre devolu sur un trek d'une seule journee, car les conditions offertes pour passer la nuit dans la jungle etaient plus que primaires (sous une bache, a meme le sol, sachant qu'en cette periode de l'annee, il pleut toutes les nuits, c'est tres moyen...). Nous avons ete plus que servis en animaux approches, et cette randonnee restera, a coup sur, l'un de nos meilleurs souvenirs de l'Indonesie, si ce n'est le meilleur!

 

indo1 266Le rendez-vous est donne a 9h00 avec notre guide devant notre chambre d'hotel. Il fait deja tres lourd, et surtout tres humide. Nous nous badigeonnons le corps de repulsif a moustiques, il parait qu'ici ce sont des voraces. Nous sommes cinq en tout, deux guides, nous deux et Samir, francais, en vacances en Indonesie pour ecrire un scenario pour le prochain film d'Eric et Ramzy! La premiere demi-heure de randonnee se transforme vite en demi-heure de sudation. On grimpe beaucoup, on s'accroche aux lianes, aux branches, en faisant attention a ne pas mettre la main sur des fourmis de la taille de mon annulaire. On aimerai bien se decouvrir mais les moustiques rodent, et ont faim!

On fait une pause en haut de la premiere montee, on mange une banane et un fruit de la passion, les guides fument une clope (et un join!) a vous arracher les poumons, puis on repart. Amar, le guide principal, parle anglais et nous explique diverses choses sur la jungle, les plantes, les animaux que nous croisons (lezards, fourmis, feuilles caoutchou...). Il est tres interessant et c'est un plaisir de l'ecouter nous parler de l'environnement dans lequel il vit depuis pres de vingt-cinq annees. Il a quanrante-deux ans, trois enfants, son fils aine est... guide aussi.

 

 

 

Nous parlons avec Samir de la France, de Gennevilliers ou il a grandi. Il allait au college a Colombes, et nous sommes alles au meme lycee, a dix annees d'intervalle. Comme le monde est petit, hein? Nous ne faisons pas rellement attention a l'environnement qui nous entoure, jusqu'au moment ou notre petit guide qui nous accompagne nous fait signe de la main de ne plus dire un mot et de le suivre. Il a vu quelque chose bouger dans les arbres, peut-etre un orang-outan! En fait, c'est un petit Thomas Leaf, singe d'une quarantaine de centimetres, noir a rayures blanches et avec une queue d'une cinquantaine de centimetres. Pas effraye pour un sous, on arrive meme a le toucher et a lui prendre la main. On n'en revient pas, et pourtant ce n'est que le debut.

 

Une demi-heure plus tard, nous sortons du sentier et avancons a la machette dans la jungle. La pente est raide, mais Amar aurait apercu quelque chose au loin. Une tache orange se detache de la verdure, et nous pouvons aprcevoir notre premier ourang-outan. C'est une mere et son petit de trois mois qui se deplacent de branches en branches a la recherche de jeunes pousses a grignoter. Le spectacle est magnifique, de loin comme de pres. Nous parvenons a nous rapprocher, et le primate vient egalement a notre rencontre. Nous ne sommes plus qu'a trois metres  lui et nous. Ses gestes sont lents, elle a l'air pensive, le spectacle est a couper le souffle.  Les orang-outans partagent 95% du patrimoine genetique humain, et il est vrai que la ressemblance est stupefiante. Meme visage avec des traits plus grossiers, meme mains, meme pieds, meme corps quoi!!!!!! Nous faisons des films et des photos a n'en plus pouvoir, les guides s'eloignent pour nous laisser profiter du spectacle. Eux ont l'air de connaitre le show, nous on en redemande. Nous repartons sur notre chemin, laissons la mere et son petit derriere nous.

 

indo1 208

 

Des rencontres comme celle-ci, nous en ferons trois en tout dans la journee, dont une qui se terminera par un calin entre Samir et une mere orang-outan et son petit. Sachez qu'il est fortement deconseille de fuir si un primate se rapproche de vous. Donc quand la mere s'est aventuree sur la terre ferme (chose tres rare car les seules ennemis qu'ils ont sont les tigres qui vivent au sol), m'est passee devant et a attrape la main de Samir, personne n'a ose bouger, meme pas les guides. Ca ne s'est pas arrete la! Elle lui est montee sur le dos, a passe ses bras autour de son coup comme s'ils etaient vieux copains et le spectacle a dure deux a trois minutes. Les guides n'en menaient pas large non plus. Il faut dire que meme lents, les singes ont une force decuple par rapport a celle des humains, et a un contre cinq, je ne serais pas sur du resultat final apres un affrontement... Heureusement, l'appel de la banane et de l'ananas a ete plus fort et elle a finalement lache son "otage" pour aller grignoter les mets offerts par le guide.

La ballade s'est bien terminee, sous une pluie battante, a faire de belles glissades sur la terre et a manquer de justesse de se retrouver sur les fesses lors de la descente. Nous garderons un souvenir imperrisable de cette randonnee dans la jungle de Sumatra et de notre rencontre avec les orang-outans. Encore une fois, il m'est impossible d'ajouter des photos a cet article, la connexion a partir de laquelle je vous ecrit est trop faible. (meme le petit drapeau en haut a gaude de l'article prend trop de temps...) Il faudra vraisemblablement attendre Singapour pour voir nos tetes avec en fond d'ecran un singe orange!

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:50

indonesieMardi 30 novembre, J 70, 16 863 kms, Tuk-Tuk, Indonesie

 

 

 

Voila quatre jours que nous sommes poses sur Samosir Island. C'est une petite ile au milieu du lac Toba, dans les montagnes. Nous sommes en altitude, ce qui fait que la temprature est tres agreable, mais egalement il pleut  au moin sune fois tous les jours et toutes les nuits. En effet, nous sommes en pleine saison des moussons qui ont commence il y  a un mois et termineront dans quatre, ou cinq mois.  

 

 samosir island 003

 

Nous avons (enfin) trouve un endroit un peu recule mais tout de meme asez tourisstique. Une petite dizaine de restaurants, autant d'hotels. De nombreux etablissements sont a l'abandon. Samosir Island etait la destination favorite des touristes il y a  une quinzaine d'annees, mais sa difficulte d'acces en ont fait un coin recule et delaisse des "blancs". Nous sommes ici plus ou moins les seuls touristes, mais nous ne sommes jamais alpagues, et commencont a avoir nos habitudes dans un petit restaurant qui sert de delicieux "pancakes banane-coco-miel"; un regal!

 indo1 287

indo1 141

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hier, nous avons loue une mobilette pour sillonner toute la journee l'ile, qui fait tout de meme cent kilometres de long, sur vingt de large, et six-cent d'atitude. Malheureusement, nous avons vite compris qu'en dehors de la route qui longeait le bord de mer, les deux autres seules routes au milieu des terres sont constituees de cailloux, de terre et de boue. Notre sortie culturelle s'est donc rapidement transformee en rallye moto. Nous n'avons manque de tombe que deux ou trois fois, ce qui est, a notre avis, un record.

Nous sommes ici en plein territoire batak. Ethnie de plus de quatre millions d'habitants (ce qui, a echelle indonesienne, est tres petit), ils sont a majorite protestants, et un batak sur trois est musulman. De nombreuses eglises jalonnent les routes, des mosoles de plus ou moins grande taille se trouvent dans tous les jardins. Leurs maisons sont particulieres: le toit de chacune d'entre elles est incurve vers l'interieur, a l'image d'une coque de bateau renversee. Enfin, ils ont un artisanat base autour du bois et de la sculture de ce derneir en differents objets rituels representant des sortes de totems.

 

indo 273

 

Nous envisageons de quitter la region dans deux jours, direction le nord, pour la ville de Boutik Lawang plus precisemment, pour tenter d'apercevoir des orangs-outans en liberte lors d'un trek de deux jours. Mais nous avons douze heures de transport pour nous rendre dans cette ville situee a trois-cent kilometres plus au nord du lac Toba, alors qui sait ce qui peut nous arriver dans ce laps de temps...?

 

PS: la connexion internet ici est vraiment primaire, alors pour les photos, il faudra attendre la prochaine fois, ou celle d'apres, ou la suivante...

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:55

indonesieSamedi 27 novembre, J 67, 16 863 kms, Tuk-Tuk, Indonesie

 

 

 

Et oui, etre voyageur, ce n'est pas tous les jours les vacances! Surtout dans certains pays. On commence a regretter le Timor... C'est pour vous dire!

L'Indonesie, des que l'on sort de Bali et de Lombok, il faut drolement s'accrocher pour aller la ou l'on souhaite. Les quelques lignes qui suivent vous montrent a quel point nous avons trime depuis notre depart de Kuta. Bonne lecture, et profitez bien de votre fauteuil, de votre verre de rouge, de votre connexion internet, et sans aller aussi loin: de votre eau courante et de votre electricite.

Mardi 23 novembre, nous arrivons a 18h30 a l'un des terminaux de bus de Denpasar, comme nous l'avait demande la fillette a qui nous avions achete les billets cinq jours auparavant. Le bus ne partira qu'a 23h30. Pourquoi? Quelle question futile! Car le chauffeur dormait voyons! Ici personne ne s'inquiete, tout le monde subit. Mettons nous alors a la mode indonesienne et attendons patiemment dans note bus. La nuit se passe au rythme des coups de klaxon, des virages, et des jambes repliees sur le siege devant nous. Arrivee a 7h00 du matin le lendemain au terminal de Probollingo, sur Est-Java. Nous parvenons a comprendre que pour monter au Bromo, il faut prende un mini-bus, qui part... quand il est pein. Attendons donc, on n'est pas presse. Apres une heure a poireauter dans cette ville, nous decidons de faire baisser les encheres pour prendre une mobilette avec chauffeur qui nous conduidra a Cemero Lawang, ville au pied du Bromo. Dix minutes de tergiversation, nous fixons un prix avec nos pilotes. La route est magnifiques. En une heure nous passons du niveau de la mer a 2500 metres.

Les plantations ici sont excessivmeent escarpees, les travailleurs sont a genoux par terre, voir meme allonges a plat ventre sur la montagne tant l'inclinaison est elevee. Nous parvenons enfin a Cemero Lawang, ou nous prenons la chambre la moins chere que nous trouvons, qui restera tout de meme la plus chere payee depuis notre arrivee en Indonesie. En guise de Home-Stay, c'est un placard de six metres carres, une douche froide, des chiottes a la turc. Le pourcentage d'humidite est enorme, toutes nos affaires sont trempees, et il caille! Heureusement pour nous, nous partageons cet enfer avec cinq autre francais rencontres par hasard dans le meme logement.

 

Indonesie 173

 

Le clou du periple ici etait de monter en haut du cratere du Bromo, volcan actif crachant constamant une epaisse fumee blanche. Malheureusement pour nous, il est interdit de l'approcher a moins de trois kilometres, ce dernier ayant decide de se reveiller la veille. Des cordons de securite partout, des militaires et des chaines de television a tous les coins de (la) rue. Nous mangeons notre premiere repas depuis vingt-quatre heures, qui se compose... d'une assiettede riz et d'un peu d'eau. Miammmmm! Il parait qu'il y a une belle marche de sept heures afaire plus en altitude, tres belle le matin, avant le leve du soleil. Nous mettons notre reveil a 2h00. A l'heure prevu, c'est pire qu'un brouillard qui nous entoure, c'est un mur blanc. Nous reportons le reveil a 6h00 mais ce sera toujours la meme decourverte en ouvrant les rideaux. Tant pis, on prendra le bus de 9h30 (ou quand il est plein) avec les autres. Nous pourrons juste admirer le Bromo de loin, surplombant sa mer de sable noire et un grand temple hindoux dans la valle. C'est vrai que ca aurait ete vraiment splendide d'y grimper.

 

Deux heures plus tard, cinquante kilometres et une piece changee dans le moteur, nous debarquons a Probollingo. Nous negocions severe pour obtenir des billets a prix raisonnables pour Surabaya. Car ici tout se negocie! Les souvenir ok (meme si les prix annonces sont dix fois plus chers que ce que nous envisageons et obtenons a chaque fois), mais la nourriture, l'hebergement, les transports, l'essence... C"est usant et frustrant a la longue d'avoir l'impression de n'avoir aucun autre interet que l'argent que lon peut depenser.

Nous voila donc a bord d'un bus 55 places (pour cinq heures de calvaire), reconvertit a la mode indonesienne. Cela donne 65 places assises et 30 personnes debout, auquelles viennent s'ajouter un chauffeur amoureux de son klaxon, des musisiens qui montent jouer trois accords et glaner quelques sous et des marchands ambulant vendant de tout et surtout de rien: bouteille d'eau, chips, biscuits, noodles, riz dans une feuille de palmier, crayons de couleurs...

Surabaya est la deuxieme ville de l'ile de Java apres Jakarta et ca fait vraiment peur a voir. C'est pire que le tiers-monde. La ville est sincerement degueuelasse, surpeuplee, et surpolluee.

 

Le lendemain matin, nous nous reveillons a 5h30, prenons un taxi et foncons vers l'aeroport pour fuir cette noirceur. Nous arrivons a attraper les deux dernieres places dans un vol de Lion Air (le Ryanair local) pour Medan, ville  au nord de Sumatra. L'enregistrement est encore quelques chose de folklorique. Il faut se battre pour rester dans la file d'attente et ne pas se faire ensevelir par la moyenne de 125 kilos reels de bagage par passager. Ici les valises se font rares. Les bagages enregistres se composent plutot de sacs plastiques, de cartons et de bidons. Le vol sera a l'image des bus. J'ai les genoux qui entrent en fusion avec le siege devant moi, et mes epaules depasent des deux cotes du siege.

 

Arrives a Medan, nous recuperons nos bagages, negocions pour un taxi et montons a bord du dernier bus pour Parapat. Re-5 heures d'enfer! Cependant quelques personnes a bord parlent anglais et nous questionnent sans interruption Line et moi sur nos motivations et nos impressions du pays. Les reponses sont diplomatiquement correctes...C'est sous un  deluge que nous arrivons dans cette ville et de nuit. Situee a 900 metres, elle subit de plein fouet la mousson en fin de journee. Il est 20h00 et nous comptions prendre d'ici un ferry pour Tuk-Tuk, petite ville sur Samosir Island, ile sur le lac Toba. Malheureusement nous arrivons trop tard et etant donne que nous ne voulons surtout pas rester ici et reprendre la route le lendemain, nous prenons un boat pour Tomok, puis une mob-taxi jusqu'a Tuk-Tuk. Il est 21h30, nous sommes a bout de force, de fatigue et de faim. A bout tout cour quoi! Nous n'avons mange qu'un paquet de gateaux a deux depuis les trois frites du diner de la veille.

 

Pour ceux qui aiment les chiffres, voici un bilan des trois derniers jours de voyage:

74 heures de voyages entre Denpasar et Tuk-Tuk dont 34 heures de transport repartis en 22 heures de bus, 2 heures de mob, 1 heure de bateau, 2 heures de taxi et 5 heures d'avion. 3 repas chacun et quelques gateaux, 14 heures de sommeil.

 

Aujourd'hui, reveil tranquille et au programme: manger et dormir. Ici semble s'arreter notre cauchemar. Le village est adorable, quelques echopes a souvenir, trois restaurants et autant d'hotels. La vie n'est pas chere et nous sommes quasiement les seuls touristes en cette periode de l'annee. Enfin, la temperature est fraiche pour le pays, supportable pour nous francais! Nous ne savons pas combien de temps nous allons passer ici, mais ne serions pas etonnes d'y etre encore le 16 decembre au matin, jour d'expiration du visa.

 

Pour les amoureux des chiffres bis, un autre bilan de notre journee sur Tuk-Tuk:

3 beaux et bons repas chacun et 12 heures de sommeil. N'est-ce pas etonnant comment les chiffres des deux bilans se ressemblent?

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:27

indonesieSamedi 27 novembre, J 67, 16 863 kms, Tuk-Tuk, Indonesie

 

 

 

Si ca c'est pas la classe! J'ai surfe la vague a Bali. "Oui monsieur!" Maintenant je peux mourir en paix...

Pour trois euros, je loue une long board, planche de plus de deux metres cinquante, moins maniable qu'une fun borad, mais plus stable. Me voila donc me pavanant dans les rues de Kuta, planche sous le bras, peau hallee, lunettes de soleil et short de bain hawaien taille basse. Non je rigole, je longe les murs pour ne pas me faire remarquer, maillot de bain datant de huit ans, lunettes de vue, blanc comme un cul. Et puis a Bali, tout le monde sait qu'une long board est synonyme de debutant.

Je me jete a l'eau, c'est le cas de la dire... J'attache le leach a ma cheville, et je vais rejoindre tant bien que mal les cinquante autres surfeurs au large qui attendent la vague opportuniste. C'est deja tout une epreuve car il faut remonter le sens des vagues, passer sous les plus grosses, surmonter les moins formees, pour aller s'ecraser un metre plus loin. Apres dix minutes a ramer, allonge a plas ventre sur ma "board", je parviens a hauteur des copains. J'attend un peu, un peu encore, puis se dessine au loin la vague que j'attendais. C'est le moment! Je me mets dans le bon sens, commence a battre energiquement des bras et des pieds, je sens alors la force sous-marine me soulever, me pousser vers la plage, le rouleau se referme derriere moi, et c'est a ce moment precis que le nez de ma planche vient se planter dans l'eau, je me renverse vers l'avant, et je me fais avaler par le rouleau. Je passe les cinq secondes suivantes a me faire rincer. Mes sinus en prennent un bon coup au passage, j'ai du sable partout, et mon nez tape violemment contre la planche.

Je vais essayer de tirer un trait sur cette premiere experience et faire mieux la prochaine fois (ca va, j'ai une assez grosse marge de progression...).

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Je ferais en tout cinq heures de surf, et arriverais quelques fois a me lever sur la planche et a surfer tel un professionnel sur plusieurs metres. C'est rellement jouissif de se sentir pousser par la vague derriere soit, meme si les bras ecartes pour garder l'equilibre, je ressemblais certainement plus a un touriste debutant qu'a un surfeur confirme... J'ai bien tente de rentrer dans le rouleau et faire des figures, mais vous comprendrez que la long-board reduisait tragiquement ma marge de manoeuvre...

Apres cette journee passee a Bali, j'ai vraiment pris gout a ce sport, et promis, la prochaine fois que je suis sur un autre spot de surf, je retente l'experience! De toute facon, avec ma connaissance et mon savoir-faire en skate-board, je savais des le debut que je sera aguerit dans cette discipline parallele. Amis sportifs, je vous recommande vivement l'experience.

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 08:13

indonesieLundi 22 novembre, J 62, 14 157 kms, Kuta, Indonesie

 

 

 

Premiere impression de notre premiere ile indonesienne: "Oulaaa, tous les touristes". Et en effet, ca grouille de blancs, de bronzes, de roses. Que des echopes a touristes, des petites boutiques qui s'alignent les unes apres les autres le long des rues separant l'aeroport du THE spot de l'ile: Kuta. On n'ose meme pas imaginer ce que ca doit etre en plein ete! Deuxieme impression, il ne fait pas aussi chaud ici qu'a Dili ou qu'a Darwin. L'air y est plus frais et les nuages en permanence accroches aux sommets des volcans empechent la temperature de monter.

 

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Couche de soleil sur Kuta Beach.

 

indo 315Je vous rassure, il fait tout de meme une bonne trentaine de degres aussi bien la journee que la nuit. Ici, c'est facile, tout le monde a l'air trop bien dans ses basquettes, avec son surf sous le bras, ou sur sa mobilette, comme s'ils etaient naient sur une planche. Le genre du blond decrit par Gad Elmaleh dans son spectacle. C'est l'univers de la frime, de la drague, des belles filles decolorees et des garcons bodybuildes. Nous passons nos premieres journees a nous ballader dans le labyrinthe de petites ruelles, a nous faire alpager tous les dix metres: "Taksi?", "Cheap, cheap!", "Massage". C'est marrant un quart d'heure, mais en ce qui nous concerne, nous saturons assez rapidement dans ce genre d'endroit.

C'est pour cette raison que deux jours apres notre arrivee, nous louons un scooter pour cinq jours, direction plein Nord par la cote Est. Des que nous sortons de Kuta, nous nous retrouvons seuls touristes sur notre mobilette, entoures de millions d'autres indonesiens sur leurs scooters. Il ne faut pas etre cardiaque pour conduire (piloter) ici, tous deboitent, tous doublent, tous s'arretent, tous tournent, et le tout sans jamais prevenir son prochain. L'anticiption est de mise, mais curieusement, je suis plus serein ici sur mon scooter qu'a Paris dans les embouteillages sur le peripherique.

 

 

 

Nous longeons donc la cote, puis prenons la route pour Tirta Gangga aindo 318 travers les terres. De paysages cotiers, nous passons sans transition a des paysages volcaniques et des vallees de rizieres en terrasse . C'est excessivement vert, et un petit controle de police nous permettra d'en profiter davantage (cette fois sans consequence...). Nous arrivons en debut d'apres-midi dans la ville d'Amed. Petite ville touristique, nous trouvons facilement un bungalow entoure de son jardinet pour le nuit. L'endroit nous plait tellement qu nous resterons deux nuits pour profiter des plages et faire un peu de snorkelling dans la journee. Les deux jours suivants passeront au rythme des baignades, des jus de fruits frais, des tours en scooter sur la cote, des massages a l'huile de coco le soir. Dimanche, nous renfourchons notre engin, direction le centre pour y voir les volcans et les montagnes que renferme l'ile. Malheureusement pour nous, c'est le debut de la saison des pluies, ce qui signifie qu'en hauteur, ca peut pleuvoir. Rien ne nous arrete: nous nous mettons aux couleurs locales et achetons un pancho chacun. Line heritera du rose, moi du vert. Une goutte, puis deux, puis trois, puis un sceau, et enfin un jet d'eau ininterrompu.

 

 

 

 

Nous debarquons dans la ville de Begudul, a pres de 1 500 metres d'altitude. Il fait tellement sombre que je suis oblige d'allumer les lumieres du scooter et de ralentir a 40 km/h. C'est davatage du jet-ski que de la mob que nous sommes en train de faire. Les prix pratiques ici sont  etrangemet dopes a notre arrivee, mais nous posons notre devolu sur une mini guest-house pour la nuit. Rinces, a bout de force, nous degoulinons dans la chambre et deposons nos affaires dans l'entree.

 

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Sous le soleil, sous la pluie...

 

Aujourd'hui, le ciel est toujours aussi couvert, mais le plafond est plus haut que la veille, ce qui nous permet d'apercevoir le paysage qui nous entoure. Nous sommes litterallement dans le cratere d'un volcan eteint, encerlces par les montagnes, des lacs a droite a gauche humidifient consideblement l'air ambiant. Ca sent la pluie, mais nous profiterons de la matinee seche pour visiter le Botanic Garden et acheter quelques graines d'orchidees indonesiennes en souvenir. Nous reprenons notre route pour Kuta, mais nous faisons rattraper par un nuage tout noir. Juste le temps de nous arreter sur le bas cote, de revetir nos combinaisons de super-heros, et nous prenons notre deuxieme douche de la journee. L'arrivee a Kuta nous fera la meme impression qu'il y a cinq jours. Trente minutes de mobilette ici nous epuisent davantage que des dizaines d'heures en "province". Nous passerons notre derniere journee balinese a vagabonder vers les plages du sud de l'ile, puis demain soir, nous sautons dans un bus pour Probolinggo, premiere ville etape de l'ile de Java, a sept heures de route d'ici.

 

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Paysages sur la route entre Kuta et Amed.                                                Amed Beach et le volcan Gunung Agung

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 07:49

timorMardi 16 novembre, J 56, 12598 kms, Dili, Timor-Oriental

 

 

 

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Leve de soleil sur Maubisse.

 

Chose promise, chose due. Voici quelques cliches de nos "vacances" au Timor-Oriental. Suffisamment pour en faire un album que vous retrouverez en cliquant sur le lien suivant: album Timor-Oriental. J'espere que cela vous donnera envie (ou pas) de visiter ce pays atypique. Pas la peine de vous y prendre trois mois a lavance pour les billets, les vols pour le pays sont rarement over-bookes!

 

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Trois petite filles timorees sur la place du marche.                                     Trois heures dans notre bus pour Maubisse.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:41

Encore un article sans photo. Nous nous excusons pour cela mais la connexion ici est trop pourrie et il nous faudrait trois jours pour telecharger deux images. Ces dernieres viendront des que possible.

 

Apres le rapide artice quelque peu negatif qui collait a notre premiere impression, nous sommes aujourd'hui ravis d'avoir passe cette semiane pittoresque au Timor. Nous avons decide de partir deux jours en montagne pour tenter de grimper le Mont Ramelau, plus haut sommet du pays, Line moi, et Andre, ami portugais rencontre au backpacker et qui nous servira d'interprete. En terme d'experience, nous avons ete servi, meme si nous n'avons jamais reussi a parvenir au sommet du dit-mont... Voila les faits tels qu'ils se sont passes, rien n'est modifie ou amplifie, et ce n'est pas encore fini!

Samedi, nous sautons dans un taxi qui nous emmene au "terminal des bus" de Dili. En fait de terminal, c'est une rue comme les autres ou s'ammoncellent des petits camions benne. Nous reussissons a trouver celui qui part pour Maubisse, premier ville etape avant celle de Hatubuilico, au pied de la montagne. Ici, il n'y a aucun semblant d'existence d'horaire, et bien sur, tout se negocie. Le 'bus' part quand il est plein, et plein, cela signifit que les derniers arrives doivent se tenir a l'exterieur du camion et s'aggripper au barreaux. Musique a fond, absence totale d'amortisseur, pneux lisses, mais roule ma poule. Tant que ca roule, "Andaaaa!" A bord, nous sommes vingt-cinq, deux poules, une mobilette, des kilos de denrees alimentaires, des fagots de bois de cuisson et j'en passe. Parmi les passagers, il y a un bebe de queqlue mois, sans couche, qui decide quelques instants avant de partir que c'est l'heure du popo. Vous imaginez le tableau. Ici, pas de lingette hypo-allergenique, pas de desinfectant, pas de table a langer, encore moins une couche neuve. La culotte salle fera office de serviette pour lui essuyer les fesses, une nouvelle culotte de rechange resservira encore une fois de couche. Pourquoi faire complique quand on peut faire simple?

Le preiple est epique. Car oui c'est d'un periple dont je vous parle! Soixante-dix kilometres couverts en trois heures et demi. Nous arrivons apres de nombreux arrets, changements de pasasagers, dans la ville de Maubisse, en plein coeur de l'ile, dans la montagne, a plus de 1500 metres d'altitude. Ce n'est pas pour autant qu'il y fait frais. Il fait toujours excessivement chaud et sec, et contrairement a ce que nous disent les locaux, cette ville grouille de moustiques. Nous attendons trois heures sur la place du marche la "connexion" pour Hatubuilico, vingt-cinq kilometres, deux autres heures de bus. Malheureusement, cette derniere ne viendra jamais, et c'est vers 17h00 que nous partons a la recherche d'un couchage pour la nuit. Nous debarquons a l'eglise du village, immense batisse blanche qui surplombe la vallee. Nous y rencontrons un pretre adorbale qui nous propose de nous louer des chambres et surtout... de nous inviter a un mariage qu'il doit celebrer dans la soiree. L'heure venue,  nous nous rendons tous les trois au hangar ou se deroulera la ceremonie. A notre grande gene, nous suivons de pres le pretre, lui-meme suivant le couple de marie. A l'interieur, trois-cent personnes assises nous devisagent de leurs yeux ronds, se demandant ce que font trois "Malays" (terme utilise ici pour designer des blancs ou des touristes) dans cette ville perdue, et encore plus au mariage. Il semblerait que pour le pretre, nous soyons des invites d'honneur et il est tres fier de nous presenter dans son discours et de nous faire assoir dans le "canape VIP". A notre droite, les parents des maries, a notre gauche deux bonnes-soeur, en face de nous le couple de maries, et tout autour de nous, les invites nous regardant intrigues. Nous le sommes tout autant, pas a l'aise du tout, surtout vu notre tenue vestimentaire qui se compose de tongues, shorts et debardeurs plus tres propre. Tous sont sur leur trente et un local... Apres avoir ouvert le banquet, toute la soriee sera animee par une succesion de danses et de musiques locales, Line etant a chaque fois convoitee par tous les garcons, peres de famille, grands peres du village. Ce soir nous avons une star dans l'equipe!

La nuit sera courte et animee, les moustiques se joignant a la fete, mais dans notre chambre cette fois-ci. Trente-trois degres entre les murs, c'est chaud, mais enmitoufles sous une couverture pour ne ps se faire piquer, c'est invivable!

 

Le lendemain, les transports etant tellement incertains, nous abandonnons l'idee d'attenidre Hatubuilico. Du coup, nous profitons de Maubisse, de son marche, assisont  a l'office religieux du matin, et attrapons un camion-benne retour pour DIli. Point fort de la journee, nous investissons trois dollars dans une raquette electrique qui foudroie les moustiques. Rigolez bandes d'amateurs, plus rien ne nous fait peur maintenant!

Le voyage retout sera tout aussi folklorique que l'aller et c'est avec plaisir que nous retrouvons DIli, notre backacker et Rita la proprietaire.

Hier nous passons notre derniere journee timoree (ou celle qui etait censee l'etre) sur la plage. Nous sommes bien evidemment les seuls touristes a profiter de l'eau a trente-huit degres Celsuis. Vous avez bien lu, 38 degres! C'est aussi chaud que les piscines thermales de Nouvelle-Zelande! Fait notable dans l'histoire, je ne m'aventurais pas au large pour la simple et tres bonne raison que la region est connue pour etre investee de crocodiles de mer. Apres le spectacle auquel nous avons asiste a Dawin, nous ne tenterons pas le diable. Pour information, les monstres de cinq metres qui faisaient des bonds de trois metres de haut venaient de la region... sans commentaire.

 

Enfin, ce matin nous nous rendons a l'aeroport de DIli, enregistrons les bagages, passons la frontiere, attendons trois heures pour que rien ne se passe. Apres une heure d'esclandres, nous comprenons que l'avion quotidien a ete suprime. Il faudra revenir demain, meme heure, meme endroit. Nous pensons sincerement que si personne n'avait rale a l'aeroport, nous serions toujours tous en train d'attendre des nouvelles du vol. Mais tout se passe comme ceci ici. Etre au TImor, c'est vivre au jour le jour, prendre son temps, et surtout ne pas se prendre la tete. Pas d'aviosn? Ok a demain. Pas de bus? Ok il y en aura bien un a un moment.

Donc demain, c'est normaleemt la fin de l'histoire entre nous deux et le Timor. Mais qu'est-ce que la normalite au Timor? On se pose toujours la question...

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C'est Qui? C'est Quoi?

  • : Line et Romain de retour à la maison!
  • : Jeune couple de francais raliant Queenstown en Nouvelle Zelande a Saint Petersbourg en Russie uniquement par voie terrestre.
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RUN THE WORLD

Bonjour a tous. Ca y est nous y sommes! Dans quelques jours, nous quitterons notre lit douillet d'Arrowtown direction Auckland, tout au nord. Presque une annee s'est ecoulee depuis que nous vous avons quitte et nous avons cependant l'impression que ce n'etait qu'hier.

La mauvaise nouvelle, c'est que vous nous connaissez, il nous en faut davantage a Line et moi pour etre satisfaits. C'est donc plein d'entrain que nous avons decide de prolonger de sept mois notre periple.

 

Voila le plan: remonter de Queenstown en Nouvelle Zelande a Saint Petersbourg en Russie, uniquement par voie terrestre. Partis le 23 septembre 2010, nous commencons par un mois en terre kiwi afin d'achever le periple fin mai 2011 a manger du caviar a la cuillere. 

 

Comme entendu, nous tacherons de tenir ce blog aussi fourni que possible. Ce ne sera pas chose facile dans tous les pays que nous traverserons, mais nous ferons de notre mieux pour vous tenir informes de notre aventure. En revanche, n'hesitez pas a venir le consulter aussi souvent que vous le souhaitez et d'y deposer des commentaires ou des appreciations. Nous ferons de notre mieux pour vous faire decouvrir par son biais tel ou tel pays traverse, les gens rencontres, les paysages admires... Encore merci pour votre fidelite, sachez qu'elle nous touche enormement. Et a defaut de me repeter: "Si nous avons fait naitre ce blog, c'est a vous de le faire grandir!"

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  • Retrait de la Malaisie et independance en 1965.
  • En 2009, Singapour affichait la plus forte concentration de millionnaires rapportés à la population totale devançant Hong-Kong, la Suisse, le Quatar et le Koweit..

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